L’ambassadeur Ali Ahmed : Les allégations de préoccupation concernant la situation humanitaire en Syrie sont incompatibles avec l’exploitation continue de celle-ci dans la mise en œuvre des agendas de pression et de chantage politique

Genève-SANA/ Le Représentant permanent de la Syrie auprès de l’Office des Nations Unies et d’autres organisations internationales à Genève, l’Ambassadeur Haïdar Ali Ahmed, a affirmé que les allégations de préoccupation concernant les droits de l’homme et la situation humanitaire en Syrie ne peuvent être compatibles avec l’exploitation continue et flagrante de ces nobles questions en application des agendas de pression et de chantage politique, dont la Commission internationale d’enquête sur la Syrie est l’un de ses outils, soulignant que les rapports de la Commission confirment qu’il s’agit simplement d’un outil d’incitation contre la Syrie, et confirment également la justesse de la position de la Syrie de ne pas la reconnaître ainsi que ses décisions.

Ali Ahmed a dit aujourd’hui dans une déclaration lors du dialogue interactif avec la Commission internationale d’enquête sur la Syrie dans le cadre de la 54ᵉ session du Conseil des droits de l’homme à Genève : “À chaque session du Conseil, certains pays imposent des réunions et des mécanismes politisés, sélectifs et subjectifs, et des rapports ciblant des pays spécifiques, et il est devenu connu que la répétition de telles réunions et tels mécanismes est un acte absurde et une perte de ressources, de temps et d’efforts, d’autant plus que nous entendons à chaque session des déclarations de ces pays qui ne voient dans le Conseil des droits de l’homme, qu’un outil qu’ils utilisent pour servir ses agendas politiques”.

Ali Ahmed a souligné que cette commission a toujours insisté, depuis le début de la crise en Syrie, il y a 12 ans, pour poursuivre la même approche biaisée et dans sa lecture non objective de la situation en Syrie, de ses causes et de ses conséquences, et nous nous retrouvons à nouveau face à des allégations, des déformations délibérées des faits et de jugements contradictoires.

Il a souligné que de tels rapports confirment une fois de plus que la commission n’est qu’un outil d’incitation contre la Syrie, et confirment également la justesse de la position syrienne de ne pas la reconnaître, ainsi que les résolutions non consensuelles qu’elle a adoptées.

Le représentant permanent de la Syrie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève a expliqué que la commission, continue d’ignorer les questions qui sont au cœur du droit international des droits de l’homme et qui ont un lien de causalité direct avec la détérioration continue des conditions humanitaires et de vie en Syrie, comme les effets de la présence militaire étrangère illégale et le terrorisme, qui continue d’être soutenu par les États parrainant le mandat de la commission, et la responsabilité des États-Unis pour un certain nombre de leurs pratiques illégales contre le peuple syrien et contre l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie, y compris des actes d’agression, le soutien à des groupes séparatistes et le pillage continu des ressources naturelles et des cultures agricoles, qui violent de manière flagrante le principe de la souveraineté permanente des peuples sur leurs ressources naturelles, qui est une cause directe de la détérioration sans précédent des conditions de vie et humanitaires du peuple syrien.

Ali Ahmed a réitéré le ferme engagement de la Syrie à continuer d’améliorer l’acheminement de l’aide à ceux qui la méritent dans toutes ses régions, et dans ce contexte, est venue l’autorisation accordée à l’ONU et à ses institutions spécialisées d’utiliser le point de passage de Bab al-Hawa pendant une période de six mois pour acheminer de l’aide humanitaire aux civils, pour compléter cette mesure par des mesures similaires prises à la suite de la catastrophe du tremblement de terre, et malgré cela, les réseaux terroristes ont empêché l’arrivée de cette aide durant plus de deux mois, et nous n’avons pas entendu un seul mot de critique au Conseil des droits de l’homme de la part de la commission ni de la part des pays qui prétendent être préoccupés par la situation humanitaire en Syrie.

Ahmed a souligné que les déclarations de préoccupation pour les droits de l’homme et la situation humanitaire en Syrie ne peuvent pas être cohérentes avec la poursuite de l’exploitation flagrante de ces nobles questions pour servir des agendas de pression et de chantage politique, auxquels cette commission est l’un de ses outils. Cette préoccupation peut être réalisée en faisant sortir les forces militaires américaines et turques occupantes de toutes les terres syriennes, en rétablissant l’autorité de l’État et en soutenant les efforts visant à faciliter le retour des déplacés et des réfugiés dans leurs foyers, ainsi qu’en initiant la levée immédiate et inconditionnelle des mesures coercitives unilatérales imposées sur la Syrie.

M.Ch.

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